Antoine de Laborde

  • Architecte DPLG et plasticien DSAP

Né en 1953 à Dinard (Ile et Vilaine), diplômé en 1981 comme Architecte DPLG, à UP6 de l’ENSA de Paris, (aujourd’hui École Nationale Supérieure d’Architecture de la Villette) où j’ai aussi reçu en 1975 le Diplôme Supérieur d´Arts Plastiques (DSAP), aujourd’hui le DNSAP.

En 1977, après un long périple d’un an en Amérique Latine et Centrale, j’ai commencé à voyager régulièrement vers les Açores, (4 à 5 rotations par an), où j’ai fini par m’installer en 1982. Je suis retourné vivre en France fin 2013, soit plus de trente-cinq ans après…pour m’établir finalement à Belle-Île-en-Mer fin 2015.

Aux Açores, j’ai commencé par travailler dans des mairies comme architecte responsable de cabinets techniques, durant 7 ans et dans deux mairies successives, villes de 25000 et 42000 habitants, jusqu’en 1991, date à laquelle je me suis installé à mon compte en créant un cabinet d’architecture.

Parallèlement, en 1979/1980 j’ai participé activement à la fondation et comme membre de la direction d´une «Académia das Artes» à Ponta Delgada, sur l´île de São Miguel, qui est la plus grande de l’archipel.

Cette Académie, qui existe encore aujourd’hui, installée dans une église désaffectée, a comme objectif de servir de base d’ateliers de formation, type ateliers libres d’arts plastiques, avec des artistes locaux pour l’encadrer. Et, aussi, cette Association Culturelle a comme mission de divulguer les œuvres produites à travers des expositions, recevoir les expositions d’artistes non-résidents et autres manifestations culturelles. Je suis resté dans la direction jusqu´en 1986.  En tant que peintre, j’avais aussi la responsabilité d´une section d’arts plastiques.

En 1985 j´ai participé au montage de la première édition d´un Festival International de World Music sur l´Île de Santa Maria, le « Festival Maré de Agosto »  et suis resté ensuite 20 ans dans l’équipe de direction, jusqu´au moment où nous avons effectué la transition de la gestion à une nouvelle génération. Parmi d’autres responsabilités, j’étais le régisseur de toutes les infrastructures de support au festival, scènes, exposition, équipements et contrôle technique et sécurité des lieux où se déroulaient les spectacles. Ce festival fêta son 32° anniversaire en 2016, il est aujourd´hui le plus ancien du Portugal, en continuité. Ce projet a propulsé l’île de Santa Maria sur la scène culturelle internationale et transatlantique. (consulter http://maredeagosto.com  et sur Youtube)

À partir des années 90, j’ai collaboré dans l’équipe technique d´une Association de Développement Local, « TerraMar » à São Miguel, dans l’encadrement de la candidature au premier Programme Européen Leader du FEDER. Nous avions développé un réseau de groupes d’actions dans diverses localités sur l´Île, autour de préoccupations de développement social de petites communautés, entre autres  des petits ports, et sur des thèmes d’économie solidaire.

En 2000, le cabinet technique de « Terra Mar, Associação de Desenvolvimento Local », que je coordonnais, a présenté un programme qui a été financé  par le Gouvernement Régional des Açores pour étudier le plan directeur et restaurer les marges d´un lac emblématique de l´Île, situé à Furnas, (Lagoa das Furnas) la plus grande hydro pôle d´Europe. Un chemin abandonné et les marges du lac sur près de 2km, lac situé à l´intérieur d´un volcan très important et grand, ont été restaurés et nous avons étudié un plan d´aménagement de ses marges publiques. Durée de l´opération, 8 mois, incluant un CD Rom interactif et un film sur les travaux. Conclusion en décembre 2002. Une équipe de 13 spécialistes a été réunie pour collaborer à l’étude.

 

J’ai, par la suite, commencé à collaborer techniquement à une Coopérative d’Économie Solidaire, la «Cresaçor». Il s’agissait de structurer des projets d’interventions en implantant et supportant des initiatives de créations de petites unités productives, dans divers domaines comme les produits locaux, l’artisanat, la restauration, les commerces, les loisirs, etc… sur des petits territoires plus isolés.

Un réseau basé sur des échanges entre les différents archipels atlantiques de la «Macaronésia» avait commencé à s’installer avec l´aide des institutions publiques et associatives de chaque région : Madère, Canaries, Cap Vert et les Açores.

Parallèlement à tout cela et,  tout au long de ces 3 décennies, j’ai développé ma carrière comme architecte, ayant construit près d´une soixantaine d’édifices de tous genres, maisons particulières, hôtel, centres culturels, restaurants, centres civiques, la scène et les équipements de l´enceinte du festival Maré de Agosto, boutiques, réhabilitation d’édifices anciens et protégés, plans d’urbanisations, etc…

J´ai aussi travaillé dans quatre productions de la « Radio Televisão Portuguesa » RTP Açores », sur différentes périodes, deux fois comme directeur artistique/scénographe sur des séries de télé films en costumes d’époque, et deux fois comme acteur dans de petits rôles.

Pendant toute la période passée aux Açores, j’ai continué a peindre à l’huile, technique adoptée au cours de mon passage aux Beaux-Arts de Paris dans les années 70/80 et pendant ma formation au DSAP. J’ai encadré dans « l’Academia das Artes dos Açores » des ateliers d’arts plastiques et organisé de nombreuses expositions avec les étudiants, les artistes locaux et nationaux

Ma production était régulièrement sollicitée pour des expositions collectives aux Açores et sur le continent portugais. Individuellement, un certain nombre d’expositions ont été organisées cycliquement, les dernières en 2010, avant que je revienne en France.

Installé aujourd’hui à Belle Île en Mer, j’ai recommencé à peindre. En été 2015, j’ai présenté  une exposition  de tableaux à Sauzon. Une nouvelle exposition est prévue pour l’été 2017. (consulter item « Exposition »)

À partir de 2014, j’ai commencé à collaborer avec Sylvie Thienot, comédienne et metteuse en scène, sur la production et la création d’un spectacle sur le thème de la vie des femmes à Belle-Île pendant la Grande Guerre dans l’encadrement de la Mission Centenaire: « 14-18, Destins de femmes », originalement appelé  » Cinq femmes racontent la Grande Guerre à Belle-Île-en-Mer ».  Ma contribution s’est portée sur la coordination des textes, des images, de la scénographie et de la communication.