Matthieu de Laborde

matthieu de laborde

  • Président de l’association Act-Meizad
  • Directeur de production chez Iskra Films depuis 20 ans
  • Production audiovisuelle
  • Université Paris-Sorbonne,

Je n’ai pas fait d’école de cinéma. Je suis arrivé à Iskra en 1993. Après le bac, j’avais fait de la philosophie et assez rapidement j’ai voulu faire du documentaire.  Je suis parti au Canada pour apprendre l’anglais puis  à Toronto où j’ai appris tout ce qui était relatif au travail sur l’image:  photo, film, infographie. N’ayant plus la capacité d’assumer mes études,  je suis rentré en France pour tenter l’INSAS. Par hasard, je suis venu à Iskra pour récupérer un Revox. Ils étaient en train de monter un film sur U-matic, « Le rêve usurpé de Luc Decaster ». Je leur ai demandé s’ils voulaient me prendre en stage et j’ai alors intégré ISKRA.  Peu de temps après, il y a eu la production d’un film qui s’appelait « A Bamako les femmes sont belles » réalisé par Christiane Succab-Goldman et j’ai assisté Inger.
Je suis ainsi devenu producteur.  L’histoire d’Iskra est une source dans laquelle j’ai pu puiser du possible. Du possible pour faire des films comme tous ceux qui composent le catalogue.   Cela a été une chance pour moi de trouver ce lieu où, tout en défendant des idées, tu pouvais essayer d’en vivre en pleine liberté.
Dans mon imaginaire, les images que j’ai retrouvées à Iskra étaient comme une matière de photos et d’affiches. Des films où tu découvres que l’engagement, la prise de conscience s’exprime par la rencontre et les hommes qui vivent la douleur au travail, dans des pays en lutte pour plus d’égalité. Cette découverte a, pour moi, été faite à Iskra, ce lieu-mirage, cet organe, cet outil au service de la liberté et je l’espère, de l’Homme.

(extraits d’une interview)

http://www.iskra.fr